PGSM: Jean Bertouin

Jean Bertoin about PGSM

Before the launch of its program Paris Graduate School of Mathematical Sciences, the Foundation had already offered punctual scholarships to brilliant students from universities abroad.  Khalil Chouk, from the University of Tunis, was among them. Jean Bertoin, professor at University Pierre et Marie Curie, was his master teacher in Brownian motion and Stochastic calculation.


Vous étiez le professeur de Khalil Chouk. Quel est votre avis sur cet étudiant ?
Je l’ai vite repéré car il intervenait très volontiers en cours, faisant preuve de beaucoup de dynamisme et d’intérêt. Il m’a semblé qu’il possédait une culture mathématique très avancée, plus avancée que ce que j’attendais. Il faisait preuve d’une aisance assez impressionnante. Il a obtenu la meilleure note à mon examen, malgré la présence d’autres très bons étudiants. Je suis très heureux que des étudiants de cette qualité arrivent ici par la Fondation.
 
Quelle était la composition de la promotion ?
Sur 45 présents à l’examen, on pouvait compter environ 10 étudiants de l’UPMC, 6 ou 7 normaliens d’Ulm, autant de Cachan, plusieurs Polytechniciens, quelques étudiants des Ponts, des thésards venant compléter leur formation et enfin quelques étudiants étrangers, venus de Belgique ou de Chine.
 
Quel peut être l’impact de la venue de très bons étudiants étrangers dans nos masters ?
Il est difficile de mesurer l’impact de la présence d’un très bon étudiant étranger. Dans la même promotion, nous avions également une étudiante chinoise de Tsinghua repérée par des collègues partis en Chine faire des séries de cours. Elle a eu des notes exceptionnelles aux examens mais elle intervenait peu en cours. De plus, un élève très réactif en cours peut servir de locomotive comme il peut aussi intimider certains étudiants s’il est vraiment très en avance sur eux. C’est sans doute une question à poser aux étudiants eux-mêmes.
 
Pensez-vous que la venue d’étudiants étrangers soit à encourager ?
Je pense qu’on attirera de plus en plus d’étudiants étrangers. C’est une bonne chose, à condition bien sûr de laisser une place suffisante à nos propres étudiants. On voit déjà arriver de plus en plus d’étudiants chinois. C’est un phénomène récent à l’université, contrairement, par exemple, à l’Ecole Polytechnique où il existe des contacts avec la Chine, ou encore avec le Vietnam, depuis plus longtemps. Au cours des prochaines années, je pense qu’il y en aura de plus en plus, d’excellent niveau pour certains. C’est un phénomène à encourager.