Lise Gourdon

"Je m’appelle Lise Gourdon. Je suis actuellement en deuxième année de Master Mathématiques Fondamentales Protection de l’Information, spécialité mathématiques fondamentales, à l’université Paris 13.

Depuis toute petite je suis passionnée par les mathématiques. Plus les années passent et plus mes goûts se confirment pour un domaine : la topologie algébrique. Enfant, je voulais être « maîtresse », alors c’est assez naturellement que j’ai commencé à donner des cours particuliers de maths et de physique-chimie après l’obtention de mon baccalauréat. Plus tard, j’aimerais être enseignant chercheur, car j’aime beaucoup échanger avec des élèves, mais je veux également faire avancer la recherche mathématique, et continuer à réfléchir à des problèmes stimulants.

Le master représente beaucoup de travail personnel, un travail de compréhension sur le fond. Parfois, je peux passer des heures sur une démonstration, mais c’est essentiel.

A la fin de ma licence, mon directeur m’a expliqué que mes résultats me permettaient de candidater à une bourse prestigieuse pour mes deux années de master : PGSM, mais lui comme moi n’étions pas convaincus de mes chances, en partie à cause de mon parcours en classe préparatoire, ce qui expliqua notre agréable surprise à la publication des résultats. J’ai été très flattée d’être la première étudiante de Paris 13 à recevoir cet honneur, et bien décidée à ne pas décevoir mon université.

Le programme PGSM m’a permis de rencontrer d’autres étudiants passionnés de mathématiques comme moi, d’échanger sur des sujets communs. Je me sens moins isolée. La rencontre annuelle avec les lauréats étrangers est également très enrichissante. Nous nous retrouvons fréquemment à des conférences mathématiques le week-end.

PGSM nous donne également accès à des conférences très intéressantes, mais aussi très diversifiées qui m’ont permis de réaliser que les mathématiques interviennent dans des domaines que l’on ne soupçonne généralement pas. Elles m’ont été utiles pour répondre aux questions de mon entourage du type : «  Qu’est ce qu’on peux bien encore chercher en maths aujourd’hui ? » ou encore « Les maths ca sert à quoi ? », essayer de faire comprendre mon intérêt pour les mathématiques et montrer que les mathématiques ne sont pas inutiles.

 La fondation m’a attribué un tuteur avec qui le courant est tout de suite passé. Il est en doctorat, et m’a bien rassurée sur ce milieu qui me « terrifiait » un peu. Il m’a conseillé d’aller à un maximum de conférences, pour ma culture générale. J'ai suivi son conseil et maintenant je vois également mieux les liens entre les différents domaines mathématiques, et je discerne plus nettement ce qui me plait.

Nous avons beaucoup parlé de mon avenir, et il lui semble logique, en vue de mes résultats et de mes goûts, que je poursuive en faisant une thèse en topologie algébrique."

Lise Gourdon (lauréate PGSM France 2011), octobre 2012